Cary-Hiroyuki Tagawa

« Your brother’s soul is mine ! »

Les années 80 ont vu l’émergence d’auteurs américano-asiatiques avec des sujets profonds et déconcertants sur les problématiques quotidiennes de « l’identité » asiatique. A contre-courant complet, Cary-Hiroyuki Tagawa a décidé d’embrasser une carrière sévèrement testostéronée à base d’arts martiaux et de surjeu sardonique. Mais ce gagne-pain assumé ne l’a pas empêché d’apparaitre dans de drôles de rôles inattendus. Pleins feux sur le sorcier immortel SHANG TSUNG, moitié américain, moitié japonais mais 100% investi !

Pour un fan de jeu vidéo, c’est une drôle de confession : je n’avais jamais le film Mortal Kombat. J’ai toujours repoussé le moment du visionnage, douché par Street Fighter et autres films peu glorieux. Bien mal m’en a pris car malgré certains passages très nazes, le film est agréable et se laisse regarder sans rechigner son plaisir camp. Je me suis bien marré à comparer le jeu d’un Cary-Hiroyuki Tagawa tout en testostérone avec son rôle dans la série le maître du haut château.

Certes, il a pris trente ans dans les pattes. Mais il a aussi complètement abandonné le côté ultra-mâle que pouvait conserver un Burt Reynolds en fin de vie par exemple. Habitué à être une guest-star, il n’a jamais tenté de percer dans le théâtre « asiatique » comme on pu le faire Mako ou James Hong. C’est bien dommage, j’aurai bien aimé le voir dans un autre rôle de composition.

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